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L’aide médicale à la procréation
La maîtrise de la procréation.
Vue d’ensemble sur la Terre
Oedipe et la malédiction des Labdacides...
Le Djebel Toubkal
Les critères d’appartenance à la lignée humaine
L’histoire des parfums
Frères des hommes
La notion d’ancêtre commun
La recherche de parentés chez les vertébrés
L'unité du monde vivant
L'origine des Alpes
La place de l’homme dans le règne animal
La collision continentale dans les Alpes
Jacques Cassard le corsaire oublié...
Le SIDA, une épidémie mondiale
La crise Crétacé-Tertiaire
Les missions du satellite SoHO
Laurens De Graaf, le forban mélomane
Nominoë fonde le duché de Bretagne
Le fort Vauban de Concarneau
Le majestueux chat de race Persan
Les Chèvres
Anton Dvorak
Jean Bart le corsaire
La station Météorologique
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Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau : achetez une île !
Marcel Pagnol
 
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Sciences
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Chez un couple « normalement fertile » et n’utilisant pas de méthode contraceptive, la probabilité moyenne d’obtenir une grossesse est d’environ 25% par cycle.
On parle d’hypoinfertilité lorsque cette probabilité est nettement inférieure (5% ou moins).
On considère qu’un couple est infertile s’il n’a pas obtenu de grossesse au bout de deux ans de relations sexuelles sans contraception.
L’infertilité et ses causes L’infertilité et ses causes
Un couple sur six consulte un jour un médecin pour des difficultés à procréer
Les causes d’infertilité réelle sont multiples ; dans 40 % des cas, l’examen révèle un problème chez les deux membres du couple, dans 33% des cas chez la femme seulement, dans 21% des cas chez l’homme seulement. Il est rare qu’aucune cause ne puisse être identifiée (7%).
Chez la femme, les causes les plus fréquentes sont l’absence d’ovulation et l’obturation des trompes.
Chez l’homme, les anomalies concernant surtout le nombre, la mobilité ou la structure des spermatozoïdes.
On estime aujourd’hui que 2/3 environ des couples qui présentent un réel problème de fertilité seront aidés avec succès. La proportion des couples qui ne pourront jamais concevoir reste stable entre 5 à 7%.

Le don de gamètes ou d’embryons Le don de gamètes ou d’embryons
Cette solution est strictement réservée aux cas où l’homme ou la femme (ou les deux) ne peuvent produire de gamètes ou bien si une maladie grave risque d’être transmise à l’enfant. En France, le don est bénévole, anonyme et gratuit pour le couple receveur. La congélation préalable pendant un minimum de 6 mois est nécessaire pour s’assurer que le donneur, n’était pas, au moment du don, en phase d’incubation d’une maladie grave et contagieuse.
Bien que le don soit anonyme, des informations sur le phénotype du donneur (couleur de la peau, des yeux, des cheveux, et groupe sanguin) sont conservées. Les équipes médicales peuvent ainsi en tenir compte, en relation avec le phénotype du couple demandeur. Du point de vue légal, les couples receveurs sont les seuls parents du futur enfant.

L'utilisation du sperme du conjoint L'utilisation du sperme du conjoint
La technique de l’insémination artificielle avec le sperme du conjoint permet de pallier certains problèmes d’infertilité d’origine masculine : le sperme du conjoint peut être traité (sélection des spermatozoïdes les plus mobiles par exemple). La taux de grossesse est cependant inférieur à celui des couples naturellement fertiles : 10 à 15% par cycle. Il faut donc souvent plusieurs tentatives.
Cette technique se pratique soit avec du sperme frais (pour les femmes ne voulant pas avoir de rapport sexuel avec le père biologique du bébé, ou pour les femmes ne désirant pas avoir de rapports avec un homme), soit avec du sperme traité comme expliqué précédemment, soit avec du sperme congelé. Le sperme congelé provenant alors de l’homme qui a donner son sperme en prévention d’une intervention chirurgicale lui ayant fait finalement perdre sa fécondité.

La stimulation ovarienne La stimulation ovarienne
Elle est pratiquée en cas de dysfonctionnement de l’ovaire mais aussi dans les protocoles de fécondation in vitro ou d’insémination artificielle. Un traitement hormonal adapté permet d’une par de provoquer la maturation de follicules et d’autres part de déclencher l’ovulation.
Si normalement, un seul ovocyte arrive à maturité, la stimulation ovarienne permet d’accroître les chances de réussite de la fécondation en provoquant la croissance de plusieurs follicules.
L’hormone hCG, (gonadotrophine chorionique humaine), hormone principale du placenta, peut être employée pour déclencher l’ovulation).
L’échographie permet d’apprécier l’efficacité du traitement. Un des problèmes est le risque de grossesses multiples.

La fécondation in vitro La fécondation in vitro
Cette technique est indiquée dans le cas d’une obstruction des trompes qui empêche la rencontre des ovules et des spermatozoïdes. Dans la technique classique, les ovules prélevés par ponction sont mis en contact avec les spermatozoïdes dans un récipient et la fécondation s’effectue spontanément. Actuellement, une technique récente se développe : il s’agit de l’injection directe, sous le microscope, d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovule (ICSI).
Après la fécondation et les premières divisions cellulaires, des embryons sont transférées dans la cavité utérine. C’est surtout l’implantation de l’embryon qui limite le succès de la fécondation in vitro (10 % environ par embryon). C’est la raison pour laquelle on transfère 2 ou 3 embryons (rarement plus, pour éviter les grossesses hautement multiples). Les embryons non transférés peuvent être congelés, ce qui pose le problème de leur devenir possible : utilisation pour une nouvelle tentative, don, abandon, destruction, recherche médicale...

La surveillance de la grossesse La surveillance de la grossesse
Le médecin qui suit une grossesse dispose de plusieurs indicateurs :
- Trois examens échographiques (un par trimestre) sont préconisés :
- L’échographie est une méthode sans danger (puisqu’elle utilise des ultrasons) qui permet de suivre la croissance du fœtus, la formation des organes et de déceler certaines anomalies.
- Des examens sanguins maternels sont également pratiqués. Certains d’entres eux permettent de préciser le risque statistique d’anomalie chromosomique.
- Si le risque le justifie (âge maternel, antécédents, analyses sanguines) un diagnostic prénatal est proposé à la future maman. Les cellules fœtales nécessaires sont recueillies par prélèvement de liquide amniotique (amniocentèse) vers 17 semaines de grossesse. A partir des cellules, on peut établir le caryotype du fœtus pour détecter une éventuelle anomalie chromosomique (comme la trisomie 21) ou bien encore déceler un maladie génétique.
- Si une anomalie particulièrement grave et incurable est décelée, le recours à l’interruption de grossesse est possible. Dans certains cas très particuliers (risque élevé de maladie génétique, par exemple), on peut recourir au diagnostic pré-implatatoire : on pratique une fécondation in vitro et on n’implante que les embryons sélectionnés comme exempts de l’anomalie

Des progrès mais pas d'illusion… Des progrès mais pas d'illusion…
Ces progrès incontestables ne doivent cependant pas créer l’illusion d’une maîtrise complète de la procréation et de la grossesse. De plus, le destin biologique d’une personne est loin d’être définitivement fixé dès sa naissance.
De plus de nouveaux problèmes éthiques sont soulevés par l’utilisation et le développement de ces techniques.

Le suivi de la croissance du fœtus permet de déceler certaines anomalies
Le suivi de la croissance du fœtus permet de déceler certaines anomalies
 
Auteur de l'article :
Saturne

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