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Sciences
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Le SIDA, une épidémie mondiale
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C’est en 1981 que sont signalées les premières observations de sujets atteints de maladies rares dont le développement est lié à un effondrement des défenses immunitaires. Le virus responsable de cette immunodéficience est découvert dès 1983 par l’équipe
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Dix ans plus tard, 14 à 15 millions de personnes sur Terre sont porteuses du virus : cette épidémie qui affecte l’ensemble de la planète est une pandémie…
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Trois modes de contamination sont reconnus, la plus fréquente étant la transmission lors de rapports sexuels qui représente 80% des cas environ…
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La contamination par le sang est possible lors de transfusions ou d’injections de produits sanguins contaminés, ou suite à l’utilisation de seringues ou d’aiguilles non stérilisées (chez les consommateurs de drogues injectables, par exemple).
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Enfin, la transmission de la mère à son enfant (au cours de la grossesse, à l’accouchement, ou à l’allaitement) est également fréquente.
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L’infection par le VIH
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Dans l’organisme, le VIH pénètre rapidement dans certaines cellules immunitaires. Ces cellules «cibles» sont d’une part des phagocytes (monocytes sanguins ou macrophages des tissus), d’autre part une catégorie particulière de lymphocytes, les lymphocytes T4 (ou LT4). Les LT4 sont ainsi nommés car ils possèdent un marqueur membranaire, la protéine CD4, sur laquelle vient se fixer le virus.
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Dès son entrée dans la cellule, le génome viral subit une transcription inverse, ou rétro transcription : grâce à une enzyme virale, la transcriptase inverse, de l’ADN est synthétisé à partir de l’ARN qui sert de matrice. Les gènes viraux sont donc désormais sous forme d’ADN, l’ADN pro viral (ou pro virus ) qui pénètre dans le noyau et s’incorpore au génome de la cellule hôte. Un tel mécanisme est caractéristique du cycle de développement des rétrovirus.
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Un pro virus sournois
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Le pro virus peut rester inactif dans la cellule un temps plus ou moins long. Le cycle du virus redémarre lorsque le pro virus s’exprime, c’est-à-dire lorsque l’ADN pro viral est transcrite en ARN. Cette transcription est assuré par l’ARN polymérase de la cellule hôte, sous le contrôle des protéines virales.
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L’ARN obtenu subit une maturation complexe qui produit d’une part le matériel génétique de nouveaux virus, d’autre part l’ARN messager qui est traduit en protéines virales. La phase terminale correspond à l’assemblage au sein de la cellule de centaines de particules virales qui sont libérées par bourgeonnement à la surface de la cellule. Ce phénomène signe la mort de la cellule infectée. L’infection de nouvelles cellules assure la propagation rapide du virus...
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Une évolution à bas bruit pendant des années…
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La primo-infection passe souvent inaperçue. La prolifération initiale du VIH dans l’organisme s’accompagne parfois de signes cliniques peu caractéristiques: épisodes de fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques, etc.…
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C’est le début d’une phase qualifiée d’asymptomatique qui va durer des années. Pendant toute cette période, les interactions entre le VIH et le système immunitaire sont importantes, même si elles ne s’accompagnent pas de manifestations apparentes.
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Le premier signe…
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Le premier signe décelable du démarrage d’une réponse immunitaire est la séroconversion déjà signalée: après la contamination, le sujet infecté devient séropositif. Le VIH a donc été détecté par le système immunitaire et des anticorps anti-VIH ont été sécrétés dans le plasma. Ils ont pour fonction normale de neutraliser les antigènes , c’est-à-dire le virus. Malheureusement, celui-ci échappe très largement à cette arme chimique, ne serait-ce que parce qu’il est le plus souvent inaccessible, caché dans les cellules infectées.
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D’autres moyens de défense sont mis en œuvre: des lymphocytes spécialisés, capables de détruire spécifiquement les cellules infectées par le VIH, apparaissent dans le sang du sujet. Ces deux moyens de lutte, l’un basé sur la sécrétion d’anticorps spécifiques dans les liquides extracellulaires, l’autre basé sur l’intervention de cellules tueuses des cellules infectées sont sous le contrôle d’une catégorie très particulière de lymphocytes, les lymphocytes T4, qui sont indispensables au bon déroulement des réactions immunitaires. Or, nous avons vu que ces cellules sont précisément l’une des cibles du VIH...
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La séropositivité signe l’infection par le VIH.
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La contamination par le VIH est silencieuse; elle ne déclenche pas immédiatement une maladie aiguë comparable à une grippe par exemple. Le diagnostic d’une infection par le VIH n’est pas immédiatement possible après un contact infectant.
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Ce n’est qu’après un délai d’une vingtaine de jours environ que l’on peut détecter la présence dans le sang d’anticorps anti-VIH. Ces molécules capables de se lier spécifiquement à certaines molécules virales (ou antigènes viraux) sont le résultat de l’intervention de mécanismes immunitaires complexes : détection de présence du virus dans l’organisme puis développement progressif des populations cellulaires capables de sécréter les anticorps. La mise en œuvre de ces mécanismes immunitaire est lente, ce qui explique le délai nécessaire entre la primo-infection et l’apparition au niveau du sang d’une séropositivité.
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La phase SIDA, conséquence de l’effondrement des défenses immunitaires.
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Le tableau clinique change alors et la maladie entre dans sa phase symptomatique. Cela signifie que des symptômes variés se manifestent, l’ensemble constituant ce qu’on appelle en médecine un syndrome. Le SIDA, ou Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise , est désormais déclaré.
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Le malade est victime de maladie variées: de nombreux germes microbiens, habituellement peu pathogène, déclenchent des infections qui peuvent s’avérer redoutable : des cancers cutanées, habituellement rarissimes chez l’individu jeune, se manifestent… Ces maladies sont qualifiées d’opportunistes car leur survenue est liée à l’inefficacité de plus en plus grande du système immunitaire. Ce sont ces maladies qui finissent par entraîner le décès du malade...
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